Ottawa, le 11 décembre 2007 –Les professions autoréglementées au Canada devraient réexaminer leurs règles pour s’assurer qu’elles servent l’intérêt public et qu’elles ne vont pas trop loin en limitant la concurrence, selon une étude du Bureau de la concurrence.
L’étude du Bureau, publiée aujourd’hui, révèle que les règles qui ont pour effet de limiter la publicité, d’établir les prix des services et de déterminer ceux qui peuvent offrir des services professionnels vont peut-être plus loin qu’il n’est nécessaire pour protéger l’intérêt public. De plus, ces règles peuvent avoir pour conséquences des prix plus élevés, un choix plus limité et un accès restreint au type de renseignements dont le consommateur a besoin pour prendre ses décisions.
« Nous sommes conscients que la réglementation joue un rôle légitime dans la protection des consommateurs et l’atteinte des objectifs de politique publique, a déclaré la commissaire de la concurrence, Sheridan Scott. Toutefois, les règlements que nous avons examinés ne semblent pas tous nécessaires, et l’abolition de certaines restrictions pourrait profiter aux consommateurs et à l’économie canadienne. »
De récentes études montrent que les professions sont davantage réglementées au Canada que dans d’autres pays, ce qui pourrait avoir un effet sur leur productivité et la croissance économique du Canada.
Le rapport du Bureau est axé sur cinq professions : les comptables, les avocats, les optométristes, les pharmaciens et les agents immobiliers. Bien que les exemples donnés dans l’étude soient fondés sur ces cinq professions, les principes et les observations qu’elle contient peuvent s’appliquer à n’importe quelle profession autoréglementée.
À l’aide de renseignements obtenus d’organismes de réglementation et d’organisations professionnelles ainsi que de documents publics, le Bureau a relevé de nombreuses règles qui mériteraient d’être examinées ou abolies par les organismes de réglementation, de manière à stimuler la concurrence et ainsi mieux servir les consommateurs et contribuer à la croissance de la productivité. Voici quelques exemples :
Pour en savoir plus sur l’étude, le lecteur peut se référer au précis d’information technique.
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